Court-métrage sur Snapchat, gynophobie et prix à Cannes

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Hello les Roses ! Comme beaucoup d’entre vous, on adore Snapchat. On aime pouvoir partager des petits messages vidéos en deux temps trois mouvements, on aime s’amuser avec les filtres, on adore suivre les aventures de nos youtubeuses préférées, mais on vous avoue que jamais on n’aurait pensé qu’il serait possible de réaliser un court-métrage avec cette appli. Aujourd’hui, on vous parle donc court-métrage sur Snapchat, gynophobie et prix à Cannes, pour vous raconter l’histoire de ces deux nénettes qui ont un message aussi humoristique qu’important à faire passer.

court-métrage, gynophobie et prix à Cannes

Instagram @nogynophobie

Court-métrage sur Snapchat, gynophobie et prix à Cannes

L’histoire est un peu cool : à 28 et 26 ans, Anna et Laura ont eu envie de participer à un concours de court-métrages, créé par l’association No Gynophobie, dont la contrainte était de tenter de dénoncer les violences faites aux femmes.

Elles ont découvert le concours trois jours avant la date de clôture des candidatures, et étant un peu à la bourre, elles ont donc décidé de faire avec les moyens du bord, c’est à dire, elles-mêmes et leurs téléphones, pour réaliser une sorte de story Snapchat humoristique, dénonçant pas mal d’idées toutes faites sur la violence faite aux femmes.

Gynophobie from Anna Apter on Vimeo.

Elles ne s’attendaient même pas à être sélectionnées, et ont au final reçu le prix du meilleur court-métrage, qui leur a été remis par Lisa Azuelos, la fondatrice de l’association No Gynophobie (petite minute wiki : le terme gynophobie a été créé par l’association, pour dénoncer la haine des femmes, de manière aussi brutale que lorsque l’on parle d’homophobie, ou haine vouée aux homo).

Dans une interview avec le magazine Cheek, elles expliquent que Snapchat a été un super outil pour créer leur court-métrage : « Sur Snapchat, les vidéos font dix secondes, donc ça nous évitait de dire trop de bêtises, il fallait faire vite et incisif. D’ailleurs, la plupart des scènes sont improvisées. Dès qu’on avait une idée, on filmait une réplique et on se l’envoyait. »

Ce qu’on trouve super intéressant dans ce court-métrage qui n’a l’air de rien, c’est qu’elles critiquent de manière hyper directe les clichés sexistes que les femmes elles-mêmes font circuler. Ça pousse à remettre en question certains de nos jugements et à réinterroger ce qu’est être une femme et être féministe, ce qui ne peut pas faire de mal…

court-métrage, gynophobie et prix à Cannes

Instagram @nogynophobie

Clairement, ça fait réfléchir…vous ne trouvez pas les Roses ?