Poids, boulimie, anorexie : EnjoyPhoenix dénonce le fatshaming

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Coucou les Roses ! On a été tellement touchées par la dernière vidéo de Marie, sur les problèmes de poids, l’anorexie, la boulimie et les jugements à l’origine de ces angoisses, qu’on a trouvé hyper important de la relayer ici. Pourquoi ? Parce qu’on a tous*tes* quelque chose à apprendre de ses mots touchants, sincères et un brin désespérés. Parce qu’on croit que dans la vie, avoir confiance en soi et s’aimer tel*le* qu’on est, ça s’apprend. Et aussi parce qu’on veut croire à la bienveillance, pour contrer toute forme de fatshaming, bodyshaming et autre manifestations d’insécurité destructrices.

enjoyphoenix poids fatshaming vidéo youtube

YouTube @enjoyphoenix

Pourquoi cette vidéo d’EnjoyPhoenix sur le poids est importante ?

Parce qu’en faisant une vidéo si sincère et en se mettant à nue comme elle le fait, Marie pose de grandes questions qui dépassent vraiment son histoire personnelle. Des grandes questions dans lesquelles on se reconnaît. Et dans lesquelles vous vous reconnaissez peut-être vous aussi.

Son coup de gueule lance un message qui est essentiel aujourd’hui, à l’heure de YouTube, Facebook et Instagram, où on est matraqué*e*s par des images qui veulent nous imposer une idée limitée et complexante de la perfection, de la beauté, et de la féminité.

« En fait je trouve ça dégueulasse le fait que tout le monde juge sur le poids ou sur l’apparence. Je trouve ça vraiment dégueulasse parce que c’est tellement bas et facile de juger les gens sur leur poids. C’est tellement méchant et dur. Et je pense qu’on n’a pas le droit de faire ça, c’est dégueulasse. 

Et je parle pour moi mais je parle pour tout le monde en fait. Que ça soit sur Youtube ou dans la vraie vie, vous avez pas le droit de faire ça. Le poids a tellement à voir avec le mental, avec nos histoires personnelles, avec nos expériences, avec ce qui nous arrive, avec notre vie quotidienne (…). Vous ne pouvez pas juger les gens décemment comme ça sur le poids qu’ils font parce que vous ne savez pas ce qu’il s’est passé dans leur vie (…) s’ils sont malades, s’ils sont anorexiques, boulimiques…Vous ne savez pas.

Laissez-nous tranquilles. Ou plutôt : laissez-vous tranquilles. Parce que je suis sûre que les gens qui jugent sont des gens qui ne sont pas heureux eux-mêmes dans le corps qu’ils ont. (…) Je me sentais très très bien dans ma peau et c’est les gens qui m’ont fait douter de qui j’étais, de comment j’étais et c’est à cause d’eux que j’ai commencé à devenir comme ça. »

Son témoignage montre que derrière votre écran d’ordinateur, comme derrière le personnage social qu’on est tous*tes*, il y a une vraie personne, avec ses secrets, ses douleurs, ses problèmes. Et cette personne est vulnérable, parce que personne n’est insensible face à la méchanceté. « Vous ne pouvez pas savoir à quel point ça peut détruire une personne » dit Marie. 13 Reasons Why CQFD.

Cette vidéo qui a fait briller nos petits yeux tristes nous a aussi fait ressentir à quel point il n’est pas normal de se faire tant de mal pour être validé*e* aux yeux des autres.

Enfin, elle souligne à quel point notre bien-être, et avec lui, notre bonheur, dépend d’un rapport apaisé à nous-mêmes et à notre corps : on ne peut pas s’aimer en se combattant sans arrêt. Et arrêter de se combattre, c’est arrêter de vouloir atteindre un idéal qui nous fait du mal, comme elle l’explique en fulminant d’ironie.

« Alors c’est bien de regarder des fit girls, c’est bien de vouloir être fine, c’est bien de critiquer les gens sur leur poids et de se dire que le body goal c’est de faire 30 kg tout mouillé et d’avoir un cul qui a été refait, et des seins qui ont été refaits alors que très sincèrement ça n’a rien de naturel ce corps là. Et que le corps de la femme il est pas comme ça. Et que le corps que vous voyez sur les réseaux sociaux, c’est pas le corps que vous avez. C’est pas le corps que votre mère a. C’est pas le corps que votre copine a. Parce que c’est pas un vrai corps de femme. C’est pas ça la beauté et moi j’ai mis du temps à le comprendre. »

S’aimer soi-même, c’est aussi aider les autres à s’aimer mieux eux-mêmes.

Contre le harcèlement, qu’on subit parfois, qu’on voit être infligé aux autres, voire même qu’on inflige – et on a probablement tous été harceleurs un jour, même s’il est difficile de l’admettre – faites péter la bienveillance les Roses. Parce qu’elle est une arme redoutable contre ces petites insécurités si destructrices.

Plein d’amour ! Plein de bisous ! On vous aime tous et toutes comme vous êtes, alors faites pareil !