Lili Reinhart, entre complexes et dysmorphie corporelle

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Ce n’est pas la première fois que Lili Reinhart, aka Betty dans Riverdale, s’attaque au body shaming, pour prôner un peu plus d’amour de soi et des autres. Aujourd’hui, elle raconte comment ses complexes ont pu devenir une vraie maladie mentale, la dysmorphie corporelle, pour inviter les gens à reconsidérer leur rapport à leur corps et à celui des autres.

lili reinhart

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Pourquoi nier les complexes des autres participe au body shaming

Tout a commencé avec une interview de Lili Reinhart pour le magazine Harper’s Bazaar, dans laquelle elle expliquait : « Marilyn Monroe était une femme voluptueuse: elle avait de la poitrine et elle n’était pas une taille 34. Pour moi, c’est vraiment inspirant et cela me donne l’impression que mon corps peut être accepté. »

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Cela a provoqué une avalanche de critiques sur Twitter. On lui a en effet reproché de se plaindre de son corps, alors qu’il correspond parfaitement aux critères de beauté classique aujourd’hui.

En gros, on lui a interdit de se sentir complexée. Sauf que si c’était aussi facile, ça se saurait.

On avait déjà parlé de ça dans un article sur Sandrea et la skinny shaming, de cette tendance à juger que quelqu’un n’a pas le droit de se sentir complexer parce que son corps est en phase avec les standards de beauté actuels.

En réagissant de cette manière, on participe inéluctablement au body shaming, et on peut entretenir les complexes, voire la maladie, d’une personne obsédée par son corps et incapable de l’accepter tel qu’il est.

C’est ce que Lili Reinhart a très bien expliqué sur Twitter.

« Mon corps n’est pas comme celui de Marilyn Monroe. Je pensais que c’était plutôt évident. Les complexes existent en dehors des limites d’une certaine taille de vêtement. Vous n’aidez pas à résoudre le problème. »

Elle poursuit sur son compte Twitter :

« Dire à quelqu’un qu’il ne mérite pas de se sentir complexé parce que son corps est « bien » ou « exactement comme » qui que ce soit… c’est mal. Cela fait partie du problème. C’est aussi du body shaming. Je ne comprendrai jamais comment quelqu’un peut être lâche au point de se cacher derrière son téléphone pour dire à un étranger que ses sentiments sont stupides et sont des « pleurnicheries », juste parce qu’ils pensent que vous représentez le corps idéal. J’espère que cet exemple vous aidera à ouvrir les yeux sur un problème important que vivent aujourd’hui les jeunes hommes et femmes. C’est la raison pour laquelle des personnes souffrant de maladies mentales –dépression, troubles alimentaires, dysmorphie corporelle– n’ont parfois pas accès à l’aide dont elles ont besoin, parce qu’elles ont honte et n’ont pas le droit d’en parler. »

Lili Reinhart explique qu’entre les complexes et la maladie mentale, il n’y a qu’un pas

Le lendemain, elle décide de tweeter de nouveau sur ce sujet, et dévoile comment ses complexes l’ont rendue malade, littéralement.

Elle explique en effet qu’elle souffre de dysmorphie corporelle, une maladie mentale qui affecte la perception qu’on a de son propre corps.

« Je me sens vraiment découragée par les nombreuses réactions des gens qui commentent : « Tu es mince donc arrête de dire qu’il faut accepter son corps. » Comme si ma dysmorphie corporelle n’était pas pertinente à cause de l’image que je renvoie à certaines personnes. Je ne suis pas assez ronde ou pas assez mince pour avoir le droit de me sentir complexée. Une maladie mentale empire quand les gens vous disent que vous n’avez pas le droit de ressentir ce que vous ressentez. C’est contre-productif. N’encouragez pas ce genre de comportement. C’est destructeur. Plus destructeur que vous ne le réalisez. Vous ne comprenez peut-être pas les insécurités des gens – mais respectez-les. »

On est d’accord avec ce qu’elle dit, et s’il fallait n’en retenir qu’une phrase, ça serait celle-ci :

« Vous ne comprenez peut-être pas les insécurités des gens – mais respectez-les »

Des bisous les Roses, prenez soin de vous et des autres