Des pommes pour expliquer le harcèlement scolaire

Hello les Roses ! Dans la vie, il y a les profs qu’on oublie, les mauvais profs qu’on n’oublie pas, mais surtout, les profs géniaux dont on se souviendra toujours. Rosie Dutton, institutrice britannique, fait très probablement partie de ceux-là. En utilisant des pommes pour expliquer le harcèlement scolaire à ses élèves, elle a fait preuve d’une créativité méga classe. Big up Rosie.

pommes pour expliquer le harcèlement scolaire

Des pommes pour expliquer le harcèlement scolaire

Vous vous souvenez de notre vidéo sur le cyber harcèlement ? Cette fois, on vous parle de harcèlement scolaire, et ce n’est pas si différent.

L’expérience de Rosie Dutton

Dans la vie, on ne se rend pas toujours compte de la violence de nos actions ou de nos paroles. Le harcèlement scolaire est le lot quotidien de beaucoup de personnes. A force de se prendre des commentaires à répétition, visant le physique, les fringues, ou le nom par exemple, on peut vraiment se retrouver en souffrance, sans que cela se voie de l’extérieur.

C’est ce qu’a voulu expliquer Rosie la super maîtresse à sa classe d’enfants. Alors elle a pris deux pommes pour expliquer le harcèlement scolaire, et, avant son cours, elle en a laissé tomber une par terre à plusieurs reprises, en veillant à ce que ça n’altère pas son apparence extérieure.

Face à sa classe, elle a présenté les deux pommes. Elle a dit qu’elle n’aimait pas l’une des deux, qu’elle était moche, qu’elle la dégoûtait, que sa tige était trop courte, sa couleur trop fade, et elle a invité les élèves à se la passer pour l’insulter.

Certains ont joué le jeu plus facilement que d’autres, mais on a globalement eu droit à des « t’es une pomme qui pue » ou à des « je ne sais même pas pourquoi tu existes » (pauv’ petite pomme).

Elle a fait passer la deuxième pomme en disant qu’elle était super et qu’il fallait la complimenter. La petite chanceuse a ainsi récolté des « tu es une très jolie pomme » , « tu as une très belle peau » ou encore « tu as une très jolie couleur. »

Le résultat

Elle les a coupées en deux et TADAM.

Grand émoi parmi les enfants qui ont tout de suite compris le message : ce n’est pas parce qu’elle a l’air intacte vue de l’extérieur que la petite pomme n’est pas dévastée à l’intérieur par tous les méchants commentaires auxquels elle a dû faire face.

On a trouvé que c’était une très bonne manière de parler du harcèlement scolaire, qui nous menace tous/tes, et dans les deux sens.

En effet, comme pour le short de Maud, méfions-nous de nos jugements, parce qu’ils reflètent souvent notre étroitesse d’esprit et notre ignorance.

Alors soyons des petites pommes heureuses et épanouies, et n’acceptons jamais cette forme de violence.

Que vous soyez victimes, ou témoins, vous pouvez toujours faire quelque chose, comme appeler le 3020 ou aller sur le site « Non au harcèlement » mis en place par le gouvernement. Comme Marie, il faut en parler pour se protéger soi-même et pour protéger les autres.

Bisous les petites pommes !